MENU

Language

Les jeunes s’informent des opportunités d’affaires dans le système agroalimentaire.

Aussi motivantes et inspiratrices que les précédentes, les activités du mardi 22 octobre correspondant à la 2ème journée de l’atelier des #WAYouthInAgic ont suscité un regain et une envie des participants de se surpasser et d’innover dans leurs activités agricoles.

À travers des évidences scientifiques, Dr FAYE Abdourahmane de IPAR (Initiative Prospective Agricole et Rurale) a retracé la situation de l’emploi des jeunes particulièrement dans l’agriculture depuis la période postcoloniale. C’était dans l’optique de présenter aux jeunes participants, les défis d’affaires et les opportunités d’emplois qui s’offrent à eux dans la chaîne de valeur agroalimentaire en Afrique de l’Ouest. Son analyse de l’environnement politique et socio-économique des pays ouest-africains montre que le secteur agricole demeure vulnérable malgré les efforts d’investissement faits par les différents pays. En effet, les capitaux à investir pour espérer avoir une progression significative sont colossaux ; à cela s’ajoutent les défis liés au secteur, à savoir l’urbanisation des modes alimentaires ruraux, la mécanisation inadaptée et peu rentable, la faible promotion de l’agriculture familiale, le maintien de la tendance des importations malgré l’augmentation de la production intérieure, la politique des prix plus favorables aux consommateurs, etc...

« Si les effectifs augmentent et les emplois n’augmentent pas, la différentielle se retrouve au chômage », a rappelé Dr FAYE Abdourahmane. La question de la faible attractivité des métiers agricoles pour les jeunes a également été abordée. Face à ces facteurs péjoratifs pour le secteur, il faudra une réforme prononcée du dispositif de formation professionnelle et une forte volonté politique qui devrait favoriser d’une part l’inclusion des besoins spécifiques des jeunes dans les politiques nationales comme la facilité d’accès au foncier sécurisé, et la promotion de la consommation locale.

#WAYouthInAg with FAO, YPARD and Rikolto

Quant aux opportunités qu’offre le secteur, elles se positionnent sur tous les maillons de la chaine. Grâce à l’analyse #FoodSmartCities détaillée par Charlotte Flechet de Rikolto, il demeure une évidence que les systèmes agroalimentaires présentent de bonnes opportunités d’affaires pour les jeunes : la fourniture d’intrants agricoles (semences, plants, produits phytosanitaires biologiques, fertilisants biologiques, etc.), la fourniture de technologies écologiques, les productions brutes, la transformation des productions, la commercialisation et le marketing digital (ICT4Ag), le packaging des produits, les services financiers, etc. A ce niveau, il n’est pas superflu de rappeler que l’innovation est un facteur transversal clé qui renforce la viabilité d’une idée ou d’une entreprise agroalimentaire.

La présentation du Business Model Canevas, les conseils à l’endroit des #WAYouthInAg étaient également au menu de cette 2ème journée. Les expériences de Seifour Sar sur la production de la patate douce, les merveilles du Réseau FraiSen sur la production de fraises, et le parcours de Drissa Tessougue sur la transformation de fruits en jus ont inspiré plus d’uns.

Il est à retenir que les huit expressions clés de cette 2ème journée de formation et de partage d’expériences sont : l’innovation (valeur ajoutée), la passion pour le métier agricole, la durabilité dans les actions, la recherche de la connaissance, la persévérance (détermination), Business Model Canevas, la collaboration (interaction), une stratégie propre et adaptée à son activité.

Plus qu’un cadre de concertation rendu possible par Rikolto, YPARD avec le soutien de la FAO, l’atelier de Saly révèle déjà de nouvelles idées innovantes chez jeunes agri preneurs professionnels ouest-africains.

Photo credit: Raissa Tshikandama